Journées européennes du patrimoine

Ce week-end, j’ai eu le plaisir de participer aux Journées européennes du patrimoine à Carnoules.

Nous aimons notre patrimoine : c’est une passion française. Et comment
ne pas l’aimer, comment ne pas se réjouir de pouvoir bénéficier, dans
toutes nos régions, de ces monuments splendides, de ces paysages
magnifiques, témoins de notre histoire, de notre travail et de notre
aspiration à la beauté ?
Notre passion pour le patrimoine se manifeste aussi par le succès
constant de ces journées qui rassemblent aujourd’hui des millions de visiteurs. Il est peu de manifestations qui correspondent aussi bien à l’objectif fixé par Malraux au ministère de la culture : mettre à la portée de tous les chefs d’œuvre de l’humanité. Durant les deux jours qui viennent, nous pourrons pénétrer
dans bien des lieux habituellement fermés au public et en découvrir les
trésors cachés. Je souhaite que, cette année encore, les visiteurs soient
toujours plus nombreux à profiter de cette chance et à manifester ainsi la
force de leur attachement au patrimoine.
C’est une chance pour tous les citoyens, et notamment ceux qui vivent éloignés des centres urbains, de s’approprier cette culture. Tout le monde n’a pas un théâtre au coin de la rue. En revanche, tout le monde a près de chez lui une façade, un édifice, une œuvre d’art, un témoin de l’Histoire à contempler. La politique culturelle doit être une politique de proximité.
Car la culture est une chance parce qu’elle représente une exceptionnelle vectrice d’attractivité pour les territoires. Et ce n’est pas par hasard si notre département est l’une des premières destinations touristiques mondiales.
La culture est une chance pour nos territoires, en particulier pour ceux qui sont en situation de désertification, où les commerces ferment et où les transports en commun ne passent plus, où les citoyens se sentent délaissés. Le patrimoine culturel et l’art peuvent être un levier de revitalisation et de cohésion essentiel.


Cependant cette chance est aussi une responsabilité, car le patrimoine est au cœur de différents défis : celui de l’entretien et de la restauration ; mais aussi celui de la sauvegarde – spécifique pour les petites communes – qui concentrent une grande partie du patrimoine fragilisé aujourd’hui.
Aussi, je me réjouis que notre circonscription bénéficie depuis deux années consécutives de la sélection de monuments au «Loto du patrimoine», afin de récolter des fonds pour réhabiliter le patrimoine français. Par cette mission confiée à Stéphane BERN, le Président de la République, Emmanuel MACRON a décidé d’identifier les biens patrimoniaux en péril et de proposer des sources de financement innovantes afin de les sauvegarder. Parmi les 350 monuments retenus en deux ans, le château de Forcalqueiret et de la chapelle Notre-Dame de Pitié au Val ont été les seuls monuments sélectionnés dans le département du Var, cela démontre toute l’attention portée au patrimoine de la circonscription au niveau national.


Ces exemples illustrent aussi la marque d’une ambition forte pour le patrimoine de nos territoires, portée par l’Etat, des collectivités, ou de simples citoyens. Elle renoue avec cette belle idée initiée par Prosper Mérimée de conservation du patrimoine culturel. Son héritage reste aujourd’hui entier car la conservation des œuvres culturelles n’est pas une simple question de convenance politique ou de sentiment.
Le patrimoine est le témoin de notre histoire, nous portons cette responsabilité de le préserver pour le transmettre. Et les efforts de protection, de conservation n’auraient pas de justification en soi si l’objectif poursuivi n’était pas de mettre les richesses de ce patrimoine artistique, celui de nos territoires, de nos villages, à la disposition du plus grand nombre.
Préserver notre patrimoine, c’est préparer notre avenir.