Débat sur la préparation de la loi pluriannuelle de programmation de la Recherche

Avant d’être députée, j’ai enseigné à l’université. Je le fais toujours d’ailleurs. Mais pour y arriver, j’ai été doctorante. J’ai dû accumuler des petits boulots et vivre toutes les difficultés auxquelles sont encore aujourd’hui soumis de nombreux jeunes chercheurs.

C’est le résultat de décennies où les majorités de tout bord trouvaient normal d’abattre le coeur de l’innovation française. Aujourd’hui, l’exaspération est palpable, l’attente est conséquente, et les craintes importantes. Je les entends, je les comprends.

Je crois qu’il est vital pour notre pays que la France redevienne une grande Nation de recherche. Elle n’y parviendra que si elle permet à ses chercheurs de vivre dignement et d’avoir de bonnes conditions de travail. L’ambition d’ Emmanuel Macron et de la Ministre Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, et de l’Innovation Frédérique Vidal est claire et je la partage : faire de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche un moyen pour réinvestir largement dans notre système de recherche et lui donner les moyens organisationnels, financiers et humains de se replacer au premier plan de la recherche mondiale.

Face à l’attente, les fausses informations sont légion et certaines oppositions surfent sur l’occupation du débat parlementaire sur d’autres sujets pour nourrir des craintes infondées. Mme la Ministre les a déconstruites pour beaucoup. Elle a également présenté les grandes avancées de cette loi. C’est pourquoi il m’était nécessaire de prendre part à ce plateau, aux côtés notamment de M. Andler, de Terra Nova Think Tank.

Nous avons commencé à entendre la Conférence des présidents d’université – CPU, l’ANR, et nous entendrons également les syndicats. Il y a un temps à chaque chose et je fais le voeu que nous parvenions à avancer vite sur cette loi, notre Recherche en a grand besoin.